Mairie de Tronsanges 3, place de la Mairie 58400 TRONSANGES 03 86 37 84 90
Commune de Tronsanges - Nièvre (58)

Histoire de la commune de Tronsanges

980 : Tronsanges possédait une chapelle dédiée à Notre-Dame. Elle fut donnée par Dame Emma au chapitre de la cathédrale St Cyr de Nevers

1080 : Nous trouvons Tronsanges sous le nom de « Tronsongias », nom mystérieux peut-être issu du Latin « « très undias » les 3 ondes ou les 3 rivières. La commune se trouvant au confluant de trois petites vallées.

1521 : La cloche est fondue

18 Mars 1549 : Jean Breton fut condamné à être pendu sur le lieu de son crime à Tronsanges. Il était accusé d’homicide sur Héliot Breton, après appel, la cour le condamna à 9 ans de galère.

1793 : 281 habitants

19 Juin 1812 : deuxième arrêt du pape Pie VII à Tronsanges lors de son transfert secret de Savonne à Fontainebleau.

1834 : Tronsanges put dispenser l’école sur sa commune ; auparavant elle était dispensée en l’église de Germigny sur Loire

20 Mai 1912 : construction de la deuxième classe et aménagement du logement de l’instituteur

6 Aout 1843 : Construction d’un presbytère sur un terrain appartenant à Pierre VEILLAT pour 350 Frs la construction fut terminée le 20 Mai 1856 et aurait dû être vendu le 19 Aout 1909 mais proposé à l’administration des postes le 30 Aout 2012

9 Mai 1856 : opportunité d’ouverture d’un débit de tabac sur la commune (approuvé par le conseil municipal)

11 Mai 1861 : Le conseil propose à M De Lamalle de lui louer le château pour accueillir l’école en attendant d’avoir les fonds pour le paiement (soit 3000Frs)

Cette somme fut payée le 1er Février 1868 les intérêts se montent à 125,87 Frs

L’école est ouverte dans les locaux actuels depuis le 1er Octobre 1861

19 Juin 1867 : Inauguration de la croix du Pape, celle-ci est érigée à l’endroit où se situait le cerisier sous lequel le Pape Pie VII s’est arrêté

15 Mai 1878 : Le conseil décide d’effectuer des travaux afin que le préau de l’école soit mieux adapté.

11 Octobre 1904 : La commune décide d’adhérer au réseau téléphonique départemental

6 Aout 1905 : Le conseil fixe le lieu de distillation communal publique au Pâtureau, près de la Fontaine

30 Aout 1912 : création d’un bureau de poste, de ce fait le presbytère ne sera pas vendu

12 Mai 1913 : création d’un poste de facteur receveur

28 Novembre 1913 : Ralentissement des trains postaux lors de la traversée de la halte de Tronsanges afin de pouvoir jeter au passage les sacs de dépêches

5 mars 1922 : Projet de suppression de la poste (officieux)

Guerre 39-45 : On trouve deux Juste à Tronsanges Marie-Louise et Antoine ARNOUX

1942 : Lucette et Georges SALLE deviennent agent de renseignements. Ils s’entourent d’amis et organiseront par petits groupes de résistants par exemple le déraillement des trains à Tronsanges

1971 : La croix du Pape est classée monument historique

2016 : 393 habitants

Mais Tronsanges, c’est aussi le Km 0221

Au premier abord un village comme les autres, le cœur du bourg se situant en contrebas sur la droite.

Mais à mieux y regarder, pour nous, voyageurs des temps nostalgiques toujours en quête d'indices, le secteur colle assez à l'esprit "Nationale 7" de la grande époque.
Voici sans doute à quoi pouvaient ressembler les villages du Pavé du Roi, de Glandelles, de La Commodité, de Maltaverne ou, plus proche de nous, de La Marche, au temps où commerces et auberges n'avaient pas encore mis la clé sous la porte.

Pour rappel nous sommes sur la D907 ex Nationale 7, dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne, entre Loire à droite et autoroute A77 à notre gauche.

Etroite, rectiligne, la D907 se déroule, ressemblant à la piste cyclable de l'autoroute A77 qu'elle longe sans jamais s'en éloigner. 
La route est dégagée à perte de vue. Un corps de ferme apparaît sur la droite, nous sommes maintenant sur les terres de Barbeloup, bien que rien ne soit indiqué

Un peu d'histoire

La captivité du Pape Pie VII

En 1804, le Pape Pie VII, venu sacrer Napoléon : "Empereur des Français", traverse la France du sud vers Paris en empruntant la route impériale. Son convoi est acclamé dans chaque villes où le souverain pontife fait halte. (voir Cosne sur Loire).Huit ans plus tard, les relations entre l'empereur et la papauté, se sont se dégradées.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 1810, le général Radet, sur ordre de l'empereur, arrête le pape ainsi que son secrétaire d'État, le cardinal Bartolomeo Pacca, le fait monter dans un carrosse escorté par des gendarmes et le conduit prisonnier à la chartreuse de Florence, puis à Alexandrie et à Grenoble. Amené ensuite à Savone, le Pape y sera gardé jusqu'en juin 1812. 

En 1812, avant de partir pour la campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y restera enfermé pendant les dix-neuf mois que durera sa déportation.

Le transfert du Pape est un secret d'état et n'aura donc pas le retentissement de son premier voyage à travers la France.

Mais alors, ce 19 juin 1812, à Tronsanges vers trois de l'après-midi, le secret aurait-il été éventé ?

Au carrefour suivant, croisement de la D 907 avec la D 174, un petit monument anodin se dresse sur le bas-côté, ceint d'un parterre de haies et de fleurs à la belle saison.

Il s'agit de la "Croix du Pape", une colonne de pierre élevée là afin de commémorer le souvenir de la venue du Pape Pie VII le 19 juin 1812.

Ce monument en pierre de Narcy de 7 mètres de haut érigé en 1867 par l'architecte Bouveault est propriété de la commune de Tronsanges et inscrit aux Monuments Historiques depuis le 10 mars 1971.

Arrêtez-vous un instant, approchez de la colonne et admirez le paysage de la campagne environnante. Appréciez le calme et la sérénité du lieu et imaginez... 

Nous sommes en 1812... et lisez le déroulement de l'histoire avec ce document qui sent bon le terroir, véritable machine à explorer le temps 

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Avant

Après

Pour conclure l'histoire du lieu : Le cerisier, conservé avec vénération, a fini par mourir de vieillesse en 1863. On décida d'élever une croix de bois à sa place. L'installation à peine achevée, les principaux propriétaires des environs jugèrent qu'une simple croix de bois n'était pas digne d'un pape.
Une souscription ouverte pour une nouvelle croix vit arriver les dons de toutes parts et permit enfin l'édification du monument actuel, classé à l'inventaire des monuments historiques.

Une fête commémorative avait été organisé pour le centenaire du passage du pape Pie VII à Barbeloup par M le chanoine Jean Marie Meunier.

Après la grand-messe, un déjeuner par souscription et présidé par monseigneur de Nevers, sera servi non loin de la Croix du Pape, sous une tente assez vaste pour abriter tous les convives.

Comme le hameau de Barbeloup, ou s’élève le monument commémoratif de l’arrêt de pie VII est dépourvu de toutes espèces de ressources, et assez loin des villes, il est nécessaire de tout prévoir et d’être absolument fixé sur le nombre de convives. Ajoutez à cela que l’isolement de ce hameau, où il faut transporter, augmente aussi les frais pour les personnes chargées d’organiser ce banquet. C’est pourquoi le prix du déjeuner a été fixé à 5Fr par tête.

L'église de Tronsanges

Cette chapelle fut au XXI éme siècle, érigée en église, modeste église rurale St Blaise et  St- Abdon a gardé toute son authenticité. Celle-ci comprend une nef unique de 21 m de long couverte par un plafond en bois.

Au centre de la travée orientale une structure de poteaux de bois soutient les cliches placées directement sous la toiture.

L’absence de clocher est la cause de cette curieuse disposition qui est ancienne. Sur cette nef s’ouvre un chœur plus étroit.

Ses deux travées droites, voutés en berceau, sont séparés par un arc doubleau reposant sur des pilastres par l’intermédiaire de chapiteaux à décor de rosaces et de palmettes qui peuvent être datés du XIIème siècle.

Sous la charpente se trouve une grosse cloche datée de 1521.

Le toscin a sonné pour marquer l'entrée en guerre et la mobilisation le 2 Aout 1914.

Sur le mur Nord, une porte surmontée d’un linteau en accolade témoigne d’un apport gothique.

La façade ouest est ornée d’un puissant portail en plein cintre, surmonté par une série de corbeau qui supportent deux pilastres talutés de part et d’autre d’une étroite fenêtre, tout cet ensemble est en forte saillie sur le mur pignon.

Ainsi que ces lieux intemporels 

Plus bas à gauche après le panneau TRONSANGES, l'enseigne d'une station Elf. Attention cette vue va devenir "collector". Le lieu est culte. 

L'enseigne au trépan (voir rubrique des stations essences), est devenue aujourd'hui rareté du patrimoine de la route, et devrait normalement avoir disparu du paysage des routes de France.

Quelques restaurants et auberges ont pignon sur route, avec terrasse et parasols "presque sur le bitume".

On trouve même la présence d'un resto routier.

Les voitures des clients sont parquées sur de larges bas-côtés.

On trouve même la présence d'un resto routier.

Sur un pignon de maison une belle publicité peinte pour un artisan potie



Non  loin de là, une des fameuses plaques émaillées indiquant la Route Bleue.

C'est la première repérée depuis Paris.

Ces plaques posées le long de la route par le "Comité de la Route Bleue" à partir de 1933, sont en fait un coup marketing servant à promouvoir une région jusque-là délaissée par les colonies de vacanciers se rendant dans le sud de la France. 

La Route Bleue propose : d'une part, aux touristes de la N7, une alternative à la traversée de Lyon en essayant de les détourner vers la région de St Etienne et d'autre part, d'attirer une partie des automobilistes de la RN6, en leur suggérant un trajet le plus court possible entre Paris et la Côte d'Azur. 

La Route Bleue suit donc la RN7 jusqu'à Roanne, pour emprunter ensuite les Nationales 82 et 86 via St Etienne, puis récupère la Nationale 7 après Lyon dans la vallée du Rhône avant Valence.